Présentation |
"Entre tous les gastronomes, il n'y a vraiment qu'un trait commun : la bonne humeur et le bon humour", aimait à dire l'Angevin Maurice-Edmond Sailland,dit Curnonsky, le prince des gastronomes. |
La fourchette y tenait lieu d'épée. Curnonsky aimait à dire que son enfance avait été bien nourrie de la fine et délicate cuisine de son pays natal, cet "aimable Anjou" auquel il gardait, sur ses vieux jours, une dilection particulière, "car l'Anjou mérite qu'on l'appelle le paradis des digestions calmes". Pour lui, sa province natale "qui est l'âme de la vieille France", est "une des sources de son histoire, un battement de son coeur". Il aimait , en effet, s'attabler devant un plat empreint de "perfection simple" et souhaitait des plats odorants, mijotés, admirables. Il a su maintenir les traditions de la gastronomie française, qui ont fait la gloire et le charme de notre pays. Il voulait "que les choses aient le goût de ce qu"elles sont". Curnonsky fut un novateur, il a su prouver que la cuisine a besoin de création, de culture, d'intuition. L'Anjou peut être fier de lui et remercier son père, qui était Saumurois, de l'avoir créé. Michel
Sy |